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Champagne

L’appellation Champagne est l’une des AOC les plus fameuses du monde, elle est seule autorisée à porter le nom prestigieux de «  Champagne ».

Comment le mythe est né

 

Les premiers à importer la culture de la vigne, les Romains, amateurs et experts en viticulture, repérèrent les pentes les plus propices au vin, choisirent les sols les mieux drainés, les côtes les plus exposées au soleil. Puis les évêques, dont l’archevêque de Reims, ainsi que les grandes abbayes de Hautvillers, de Saint-Nicaise et de Saint-Thierry, devinrent les propriétaires des vignes, reprenant celles laissées par les Romains. A la période du Moyen-Âge, les vins de Champagne se mettent à développer naturellement une effervescence éphémère et distinguée, due à une fermentation non terminée du moût. Les rouges sont étonnement clairs ou blancs. De plus, vifs et légers, nommés clairets, ils sont peu sucrés.
Un certain Dom Pérignon, moine cellérier de l’abbaye d’Hautvillers, transforma l’assemblage en un savoir-faire protocolé. D’autres avec lui réussirent à mieux équilibrer les vins en sélectionnant des raisins de diverses provenances. Bien plus tard, les Maisons de Champagne mélangèrent des cépages, des crus, voire même des années différentes au sein d’un seul vin afin d’obtenir une qualité supérieure à la somme de chacune séparée dans chaque vin. Les premières « Maisons » sont créées dès la fin du 17ème : Ruinart, est créée en 1729, Moët en 1743, Delamotte en 1760 et Veuve Clicquot en 1772.

 

Mais le vrai coup de génie des habitants de la Champagne est bien l’acquisition la maîtrise de l’effervescence. Le mythe du Champagne est né ! Après de nombreuses années où la fabrication de ce que l’on appelle à l’époque « le mousseux » est encore très hasardeuse, l’expérience démontre que le vin mousse quand on le transvase en flacons immédiatement après la récolte et jusqu’au mois de mai. Des bouteilles en verre plus épais sont fabriquées à la fin du 18ème siècle à cette fin, capables de tenir sous de fortes pressions. Puis les bouchons en liège remplacent les anciens systèmes de fermeture. Le vin de Champagne sera toujours étroitement lié au roi et à la noblesse et va être désigné comme « vin des rois » car utilisé lors des sacres. A partir du XIXe siècle, les Maisons se lancent dans la conquête du monde entier, souhaitant se faire connaître de l’élite aristocratique. Leurs représentants vivent de véritables aventures, parfois périlleuses, lors de voyages qui les amènent jusqu’en Russie ou aux Etats-Unis. Le Champagne devient le symbole de la gaieté et de la fête, surtout par la suite lors de la Belle Epoque et les Années Folles.

 

L’histoire du nom Champagne

L’expression «vin de Champagne » commence â être utilisée vers 1600. Le terme « mousseux » est lui aussi très souvent présent.
Petit à petit, le nom « Champagne » s’affirme et les Champenois l’officialisent à partir de 1911, date où la loi en exige la mention sur tous les documents d’identification (étiquette, bouchon...).

 

Un peu de géographie et de technique

3 sous-régions principales de l’appellation Champagne produisent ensemble presque 250 millions de bouteilles : la Côte des Blancs, la Montage de Reims et la Vallée de la Marne. En hiver, le climat est plutôt doux et humide. En été et en automne, les vignes sont bien ensoleillées afin de permettre une bonne maturation du raisin. Le terrain est idéal pour la culture de la vigne (craie, argile, calcaire) car il absorbe la chaleur en réfléchissant la lumière et tout en gardant l'humidité nécessaire aux racines. Le protocole de fabrication traditionnel est encore suivi, mais une seconde fermentation a lieu ensuite, appelée "prise de mousse". C’est à ce moment que le Champagne développe des arômes particuliers et qu’il devient effervescent. La phase de "dosage", juste avant la pose du bouchon est celle où le vigneron décide de la concentration du sucre de canne et du vin vieux qui donnera au champagne toutes ses qualités et le placera dans l’une des 4 catégories : extra-brut, brut, sec ou demi-sec.

Chaque cépage utilisé en Champagne a sa particularité : Le Chardonnay est plutôt élégant et frais, le Pinot Noir, plus fruité, et le Pinot Meunier, est, quant à lui, recherché pour son corps. Ces cépages sont assemblés afin de permettre une meilleure qualité des vins.

 

Acquisition de l’appellation Champagne

 

Suite à la destruction quasi totale du vignoble, due au phylloxera (début du 20ème siècle) et à la première guerre mondiale, les Champenois devront arracher les plants malades et replanter des vignes greffées (les vignes « en foule » seront remplacées par des vignes palissées, soit une densité différente). Les vignerons de Champagne ne replanteront que sur les terroirs les meilleurs. En 1919, le vignoble n’est plus que de 12 000 ha (au lieu de 60'000 à la fin du 19ème siècle). Réalisant qu’ils sont en possession d’un patrimoine collectif
à protéger et les Champenois décident d’obtenir cette protection en fixant une aire déterminée à la culture de la vigne et des règles de production communes, ce qui entraînera la désignation de l’appellation Champagne en 1936.

 

 

L’avenir

 

La dernière révolution en cours dans l’appellation Champagne est celle écologique, avec la viticulture raisonnée. Ce ne sont pas de nouvelles règles à respecter, mais un état d’esprit totalement nouveau concernant les pratiques viticoles, dans l’unique but de respecter l’environnement : soit le sol, l’air et l’eau. Ainsi, la Champagne s’intègre dans le mouvement mondial du « développement durable »,  de façon indépendante, décidée et massive (15 000 vignerons concernés).

 

Types de Champagne

 

Le champagne brut (sans millésime) est paré d’une robe couleur paille, aux reflets or, de fines bulles s’en échappent, la mousse est crémeuse, dense et persistante. Des fruits s’en dégagent au nez (pomme, pêche et abricot), ainsi que des notes de pain grillé. En bouche, il est frais et vif. Il se boit particulièrement frais, est excellent en apéritif.

 

Le champagne blanc de blancs (millésimé) prétend à une robe or brillant, paré de reflets verts, que la jeunesse fera ressortir. De fines bulles, comme sa mousse aérienne, qui glisse lentement sur les parois de la flûte le rendent reconnaissable. Son nez est d’une grande minéralité car il reflète les terroirs calcaires présents sur la côte des blancs. L’anis et des notes d’agrumes sont présents au nez et en bouche. Gracieux et tenant particulièrement en finale, c’est un champagne au grand potentiel de garde (jusqu’à plus de 10 ans). Il sera fort apprécié avec des viandes blanche ou des crustacés. Plus vieux, la truffe ou le caviar seront parfaitement en accord avec lui car c’est définitivement le champagne de la grande gastronomie.

Le champagne rosé est, quant à lui, l’image d’un vin à la fois tendre et sexy. Sa robe rose pâle teintée de reflets dorés, sa bulle élégante, sa mousse onctueuse en font un champagne d’apéritif, de dessert, voire même de complice de folles nuits, gardé au frais dans un seau à glace… Au nez, des notes de framboise et de fraise des bois, auxquelles se mèlent des notes d’agrumes apportant la fraîcheur nécessaire, le rendent particulièrement gourmand. La bouche onctueuse et veloutée, portée par une bulle très légère et délicate en fait le symbole de la fête.

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